Christophe Aribert avait sa Maison étoilée à Uriage ; il a désormais son Comptoir à Grenoble, rue de l’Alma. On entre par la ville et on débouche dans un jardin semi-fermé, intime, à l’abri du bruit. Derrière le bar veille un magnifique mur de Chartreuse, la verte des Pères chartreux : on est à Grenoble, ou on ne l’est pas.
Le concept tourne autour du partage, et il est intelligemment souple. Chaque plat peut arriver en version à partager ou individuelle, et vous choisissez le rythme : tout envoyer d’un coup pour picorer, ou se faire servir séquentiellement comme un vrai repas. Pour deux, comptez environ 120 € avec un apéritif chacun, une entrée, un plat et un dessert : à ce niveau de cuisine, c’est sans conteste le meilleur de sa gamme en ville.
Le détail qui ne ment pas
Le pâté en croûte était excellent, et je suis pourtant du genre à préférer une croûte plus épaisse et plus présente autour de la viande. Ici, rien à redire, l’équilibre est parfait. L’assaisonnement des pois gourmands a été un vrai délice, au point que j’ai demandé son secret au chef : il n’a pas voulu me le donner, et je crois que je lui en veux encore un peu.

Les goujonnettes d’églefin étaient parfaitement croustillantes, et découpées en morceaux qu’on attrape sans façon avec les doigts, la preuve, s’il en fallait une, que rien n’est laissé au hasard. Mais le meilleur plat, c’était définitivement le vitello de truite : très frais, très gourmand, le genre d’assiette qu’on regrette d’avoir finie.
Une seule (petite) réserve
Si je dois vraiment chercher la bête, ce sera pour le dessert : bien travaillé, élégant, mais le fondant n’était pas tout à fait aussi fondant que son nom le promettait. C’est dire à quel point le reste tenait la route : quand la seule critique d’un repas porte sur la texture exacte d’un cœur de gâteau, c’est que la soirée était une réussite. Cinq sur cinq, et je ne le mets pas à la légère.
Le plat signature
Vitello de truite
Galerie
5 photos
AMBIANCE
DÉTAIL 1
DÉTAIL 2
DÉTAIL 3
DÉTAIL 4